Panoptique

En m’inspirant du principe du panoptique de Bentham et des réflexions de Michel Foucault dans son livre « surveiller et punir », j’ai voulu retranscrire l’idée du panoptique dans un monde dystopique dans lequel la société nous pousse au voyeurisme. Les cellules de prison du Panoptique sont aujourd’hui les écrans qui nous accompagnent au quotidien et qui nous entraînent dans un monde numérique de surveillance infinie. Dans ce projet, la fenêtre devient l’interprétation et la métaphore de l’écran et de nos vies privées qu’on expose. Nous regardons constamment la vie des gens tout comme les autres nous regardent.
Souffrant de solitude, je me nourris de rapport social en devenant voyeuse, essayant d’attraper ce contact physique insaisissable à travers des pixels.

Projet supervisé par Orsola Valenti et Xavier Lavorel.
écal 2020